Carte du duché de Bourgogne, auteur anonyme (1598)       Format 500x380 mm

          
 
 
Prix de la carte, sous écrin "tube cuir noir": 24,90 €   +   5,90 € de frais de transport)

Un peu d'histoire:

 

Alesia
Les Romains occupent le Sud de la Gaule depuis un demi-siècle et marchent vers le Nord indépendant en 58 av. J.-C. En 52 av. J.-C., toutes les forces s'allient à Vercingétorix. Il devient le chef suprême de toutes les Gaules et mène une guerre sans merci contre Jules César. Retranché sur l'oppidum d'Alésia, Vercingétorix devra se rendre, et son armée capituler après deux mois de siège. Cet événement marque donc un tournant décisif : malgré quelques révoltes sporadiques, en 51 av. J.-C. la résistance est anéantie. La Gaule épuisée est réduite en province par César. Le lieu de cette bataille a longtemps été contesté. Pourtant, de nombreuses fouilles ont permis de découvrir les fortifications gauloises ainsi que, dans la plaine, les tranchées des assiégeants romains. On peut donc considérer comme certain le lieu de cette mémorable bataille.
D'ailleurs, le chanoine Kir, natif d'Alise-Sainte-Reine, répondait ironiquement aux sceptiques : “ La preuve que c'est là, c'est écrit sur la gare ! ” Effectivement, la gare qui dessert Alise-Sainte-Reine porte l'inscription “Alésia”.


Cîteaux : le ciel de Cluny s'assombrit
C'est en Bourgogne, au milieu des marais, que commença, en mars 1098, l'aventure cistercienne. Les aventuriers du “ nouveau monastère ”, menés par Dom Robert, ont quitté l'abbaye de Molesmes, village à la limite de l'Yonne et de la Côte d'Or, pour construire, plus au sud, une abbaye en bois où ils pourraient vivre selon la règle de saint Benoît, dans l'esprit de pauvreté et de prière, loin du faste de l'abbaye de Cluny : nourriture riche et abondante, boisson à volonté, train de vie fastueux...
Une règle qui sera érigée en dogme, dès l'arrivée du futur saint Bernard, qui n'avait rien d'un bon gros moine mais était au contraire un personnage complexe, ascétique et passionné, dont l'influence sera déterminante sur la vie de l'Ordre. L'abbaye de Cîteaux devient en moins de 40 ans mère de plus de 300 abbayes. Bernard est un homme de pouvoir : il conseille les rois, lance les croisades, prêche contre les cathares.
L'austérité des cisterciens se traduit aussi dans l'architecture. Pas de sculptures ni de fioritures, plus d'histoires ni de légendes à raconter. C'est le dépouillement qui doit conduire à la prière. Cette nudité des bâtiments n'est pas vraiment totale, la règle d'austérité est légèrement trahie : par exemple, le cloître de l'abbaye de Fontenay n'est pas tout à fait symétrique, aucune colonne n'est identique. Le travail redevient une vertu ! Les cisterciens seront de grands viticulteurs. Ce sont eux qui fondent le clos de Vougeot. Dans le domaine artistique, Cîteaux conserve le goût de Cluny pour les livres ornés de merveilleuses enluminures. L'ordre cistercien s'est répandu en France ainsi qu'en Europe comme une traînée de poudre.
Aujourd'hui, à l'inverse de Cluny, Cîteaux n'est pas morte. L'abbaye compte encore 38 moines vivant dans le silence quasi absolu.


Le Parlement de Bourgogne
Définitivement rattaché au royaume de France en 1479, le duché se remet lentement de ses ambitions européennes. Il s'agit plus d'assurer les libertés de la province que de refaire la carte de l'Europe. Le Parlement est fixé à Dijon dès 1480. Il y restera jusqu'à la Révolution.
Le Parlement a un rôle à la fois judiciaire et politique. Les élus (un membre de la noblesse, un du clergé, un autre du Tiers-État) se réunissent tous les 3 ans pour voter les impôts. Ils dirigent l'administration de la région qui se compose alors de la Côte-d'Or actuelle, de l'Auxerrois, du Mâconnais, du Charolais ainsi que de la Bresse. Le Tonnerrois est rattaché à Paris ; le Nivernais est éclaté entre Paris, Bourges, Orléans et Moulin. Un découpage dont seule l'Administration a le secret. Le Parlement s'installe dans l'ancien palais des Ducs. Il ne va cesser de l'agrandir. Il aura la bonne idée de conserver la majeure partie du palais, dont la tour de Bar construite par Philippe le Hardi. Il fait appel aux meilleurs talents de l'époque : Jules Hardouin-Mansart signe les plans de l'édifice classique que nous connaissons. Ce palais abrite aujourd'hui l'hôtel de ville de Dijon.
Bouhier de Lantenay, l'un des présidents du Parlement, fit édifier un somptueux palais occupé aujourd'hui par la préfecture.


Le Téméraire et le duché
Charles le Téméraire épouse Marguerite d'York, sœur d'Édouard IV, roi d'Angleterre. Cette alliance anglo-bourguignonne qui renaît fait trembler Louis XI. Le duché de Bourgogne, très puissant, devient une menace pour le royaume de France. Louis XI va tenter de casser les alliances bourguignonnes, non par la guerre car le rapport de force lui est défavorable, mais par la diplomatie, la ruse.
En 1477, Charles le Téméraire attaque la Lorraine, alliée de Louis XI. Son dessein est d'unir la Flandre à la Bourgogne afin de circuler librement dans ses États. Le duc de Lorraine, sous la pression de Louis XI, menaçait de remettre en cause le droit de passage qu'avait le duc de Bourgogne pour se rendre en Flandre. Contre l'avis de ses conseillers, Charles le Téméraire assiège alors Nancy. Les armées bourguignonnes sont peu préparées, l'hiver est très rigoureux, le rapport de force leur est défavorable. Le siège tourne à la débâcle, et Charles le Téméraire est tué. Une partie du duché de Bourgogne rejoint alors le royaume de France ; le duché sera rattaché définitivement en 1479.

 

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