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Carte du Lionnois,
Beauiolois et Masconnois par Jean de Clerc, (1605) Format
500x380 mm
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Prix de la carte, sous écrin "tube
cuir noir": 24,90 € + 5,90 € de
frais de transport |
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Un peu d'histoire: Le Beaujolais
Ainsi que l'attestent des outils de silex et
autres vestiges découverts en différents lieux, la région a été occupée
par l'homme dans les temps les plus reculés. Plus près de nous, jusqu'à la
conquête par les légionnaires de Jules César, les Eduens au Nord et les Ségusiaves au
Sud occupaient le territoire. Ils cohabitaient
vraisemblablement avec de petites "colonies" de Ligures qui avaient fui
leur pays d'origine. Certains pensent que les noms de villages terminés en
"as", Odenas, Arnas, Taponas, Juliénas, Chénas seraient d'origine ligure.
En 59 avant J.C., Orgétorix, chef d'une tribu helvète traversait la Gaule
d'Est en Ouest avec l'accord tacite, semble-t-il, des Eduens. Mais,
craignant d'être attaqués par ces migrateurs, les Ségusiaves appelèrent
les Romains à leur secours. Ceux-ci intervinrent, une grande bataille eut
lieu à proximité de la Saône. Des objets recueillis lors de fouilles et de
dragages aux abords de gués témoignent de la violence de ces
affrontements. Jules César rétablit la sécurité des convois de vins
italiens jusqu'en Grande Bretagne et acheva la conquête de la Gaule en 52.
Les Romains créèrent un réseau routier, pour acheminer les marchandises
depuis les zones de production jusqu'à la voie militaire tracée par
Agrippa, gendre d'Auguste, entre Lyon et Boulogne (notre actuelle RN6).
Sur l'Arar (la Saône), la navigation était importante depuis les entrepôts
de Lugdunum (Lyon).
Les villes, les routes et les petits vignobles gallo-romains (celui de
Vienne, celui des habitants d'Autun en pays beaunois) furent détruits, du
IVe au VIe siècle, par les grandes invasions qui déferlèrent vers le Sud.
Des évêques, des moines et des princes (Charlemagne surtout), rétablirent
un peu d'ordre et plantèrent des vignes. En particulier, les "moines
blancs" de Cluny dans le Mâconnais et la vallée de l'Ardières. Les abbés
de Cluny apportent leur soutien aux sires de Beaujeu dans leurs conflits
avec leurs voisins, comtes de Mâcon, comtes du Forez et archevêques de
Lyon. Ces guerres et ces brigandages quasi permanents freinèrent la
viticulture alors que les villes protégées de remparts s'affranchissaient
des tutelles seigneuriales : Beaujeu, Belleville, Anse et surtout
Villefranche (1140).
Dans la longue dynastie (957-1400) des seigneurs de Beaujeu,
quelques-uns s'individualisent :
Béraud ou Bérard, le premier dont le nom apparaît dans les écrits:
c'était en 957. C'était un homme avisé dont le château de Pierre Aiguë,
bien assis au-dessus de l'Ardières, dominait fièrement le pays de Beaujeu.
Guichard III (1094-1137) qui acheva sa vie à Cluny après avoir fondé
l'église Saint Nicolas, consacrée en 1132 par le pape Innocent II en
personne, autour de laquelle la ville de Beaujeu s'est construite.
Humbert III (1137-1179) qui devint templier, participa à une croisade,
fonda Villefranche (vers 1140), l'abbaye de Belleville et son église
nécropole des Sires de Beaujeu. Mais il guerroya contre son fils, Humbert
IV, ce qui ravagea le pays beaujolais.
Guichard IV que son mariage avec Sybille de Hainaut, belle-soeur de
Philippe Auguste, apparenta, lui et ses descendants, au roi de France.
Guichard mourut à Douvres en 1216 alors qu'aux côtés du prince Louis, il
combattait Jean sans Terre.
Humbert V, son fils, était un homme de guerre. Pour son cousin Louis VIII,
il participa à la "croisade" des Albigeois en Languedoc, ce qui lui valut
d'être fait connétable. Il mourut en 1250, en suivant Saint Louis en
Egypte.
Guichard V signa la première charte écrite de Villefranche (que les édiles
municipaux sont fiers de présenter encore aujourd'hui). En 1265 il mourut
sans enfant ayant désigné sa sœur Isabelle pour lui succéder.
Isabelle fut l'intermédiaire d'une rupture dans la lignée. Son époux
n'était autre que Renaud de Forez et à son décès, sa veuve céda l'héritage
à son fils cadet Louis. Louis, lui-même époux d'Eléonore de Savoie,
réalisa sur son nom, la réunion de trois grandes familles ! Mais il s'y
ruina et le Beaujolais avec lui !
Guichard VI succéda en 1295 à son père. Ses faits d'armes dans les armées
royales lui valurent d'être connu sous le nom de Guichard le Grand.
Son fils Edouard 1er lui succéda en 1331. Il suivit les traces de son père
dans la carrière militaire en guerroyant aux côtés de Philippe VI et en
l'accompagnant en captivité après le désastre de Crécy (1346). Soldats
anglais et soudards des Grandes Compagnies ravagèrent, une fois de plus,
le Beaujolais.
Antoine fut le compagnon d'armes de Du Guesclin et le suivit jusqu'en
Espagne. C'était un seigneur généreux, brillant, qui aimait le luxe.
Dernier et bien "triste" sire de Beaujeu, Edouard II, cousin d'Antoine,
lui succéda en 1374. Il héritait des lourdes dettes contractées par ses
prédécesseurs (le service du roi coûtait cher). Par sa cruauté, il se
rendit odieux à ses sujets : ceux de Villefranche se révoltèrent. N'ayant
pas d'héritier, il fit don en 1400 de la totalité de ses biens au duc
Louis de Bourbon. C'est ainsi que s'acheva la saga des Sires de Beaujeu.
Au XVe siècle, le Beaujolais échut, en 1456, à Pierre de Bourbon, fils
cadet du duc Charles 1er, qui épousa, en 1473, Anne de France, fille de
Louis XI (dont son père disait qu'elle était "la moins folle femme de
France").
En 1488, sous le nom de Pierre II, il devint le 7e duc de Bourbon. A la
mort de Louis XI, en 1483, et pendant la minorité de son frère Charles
VIII, Anne de France devient régente. Elle gouverna le royaume jusqu'en
1491, avec compétence, sans pour autant se désintéresser du Beaujolais qui
bénéficiait de sa générosité et de celle de Pierre II.
Ils subventionnèrent l'hôpital, et firent réaliser, entre autres, le grand
portail de Notre-Dame des Marais à Villefranche. La paix régnait enfin
dans la région, elle permit de retrouver une certaine prospérité, et
contribua au développement et à l'embellissement de Villefranche. En 1514,
Anne de Beaujeu accordait de nouvelles armes à cette ville, qui avait pris
définitivement la suprématie sur Beaujeu.
Suzanne, fille de Pierre et Anne, épousa le connétable Charles de
Bourbon-Monpensier qui se couvrit de gloire à Marignan. Mais avant de
mourir, en 1527, il se rallia à Charles-Quint. Aussitôt, François 1er
confisqua tous ses biens et le Beaujolais fut totalement intégré au
royaume de France, désormais administré par les grands officiers de l'Etat
royal.
Le 4 mars 1790, conformément aux mesures décrétées par l'Assemblée
Nationale Constituante qui divisait la France en 83 départements, les
anciennes provinces de Lyonnais, Forez et Beaujolais formèrent le
département de Rhône-et-Loire.
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