Toutes les cartes sont livrées avec un tube "noir et or" sauf les grands formats 120x83 cm sur toile+suspentes bois car nous n'avons pas de tubes assez grands ... mais nous emballons et protégeons celles-ci parfaitement
LES 3 GAMMES DE DIMENSIONS
(59 cm x 47 cm - 83 cm x 62 cm - 120 cm x 83 cm)
SONT APPROXIMATIVES (PLUS OU MOINS 10 % MAXIMUM) CAR CERTAINES CARTES SONT PLUS CARREES OU ALLONGEES QUE D'AUTRES
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A propos de l’option: Impression sur toile coton avec suspente bois

Reprenant Une tradition hollandaise du XVII ème siècle, consistant à accrocher des cartes géographiques aux murs, nous vous proposons des impressions sur toile coton collée sur des baguettes en chêne (1/4 de rond 14 mm). L’ensemble peut être suspendu sur un mur par une chaînette.
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La carte de l’île Bourbon réalisée en 1763 par le cartographe Jacques-Nicolas Bellin (souvent écrit Belin dans certains documents) est un témoignage précieux de la connaissance géographique et de la vision coloniale française au XVIII? siècle. Bellin était l’hydrographe officiel du Dépôt des cartes et plans de la Marine, une institution chargée de fournir aux navigateurs français des cartes fiables pour les voyages, le commerce et la guerre. Il est l’un des cartographes les plus prolifiques de son époque, ayant réalisé des centaines de cartes sans avoir lui-même beaucoup voyagé, ce qui est une anecdote étonnante : il travaillait principalement à partir des récits de marins, de capitaines et d’explorateurs.En 1763, l’île Bourbon — appelée aujourd’hui La Réunion — est une colonie française stratégique dans l’océan Indien, notamment pour les routes commerciales reliant l’Europe, l’Afrique et l’Asie. La carte de Bellin montre avec précision le contour de l’île, ses côtes escarpées et son relief très accidenté. Les montagnes occupent une place importante sur la carte, ce qui reflète la réalité du terrain. À l’inverse, l’intérieur de l’île est peu détaillé, signe qu’il était encore mal connu et difficile d’accès. À cette époque, de nombreux habitants restaient sur le littoral, car l’intérieur était considéré comme dangereux, notamment à cause des pentes abruptes et de la végétation dense.
Une anecdote intéressante concerne le volcan : même si le Piton de la Fournaise n’est pas représenté avec précision, les éruptions étaient déjà connues des habitants. Certaines d’entre elles impressionnaient tellement les marins qu’ils parlaient de « l’île de feu » lorsqu’ils l’apercevaient au loin. Ces récits ont contribué à la réputation mystérieuse de l’île.
La carte indique également les principaux lieux de peuplement, comme Saint-Denis, chef-lieu administratif, ainsi que les ports et mouillages. Ces informations étaient essentielles pour les navires, car une mauvaise connaissance des côtes pouvait entraîner des naufrages. On raconte d’ailleurs que certaines cartes de Bellin étaient embarquées à bord de navires militaires français pendant la guerre de Sept Ans, preuve de leur importance stratégique.
Enfin, la carte de l’île Bourbon de 1763 illustre la manière dont les Européens percevaient et organisaient les territoires coloniaux. Elle n’est pas seulement un outil géographique, mais aussi un instrument de pouvoir, servant à administrer, exploiter et contrôler l’espace. Aujourd’hui, cette carte est une source historique majeure, permettant de mieux comprendre l’évolution du territoire réunionnais et le rôle central de la cartographie dans l’histoire coloniale française.
L’océan Indien occupe une place centrale dans l’histoire des grandes découvertes et de la cartographie moderne. Bien avant l’arrivée des Européens, cet espace maritime était déjà connu et fréquenté par les marchands arabes, indiens et chinois, qui utilisaient des cartes rudimentaires et une excellente connaissance des vents de mousson. Cependant, c’est à partir du XVIᵉ siècle que l’océan Indien devient un enjeu majeur pour les puissances européennes, entraînant une transformation profonde de sa cartographie.
Au début du XVIᵉ siècle, les Portugais sont les premiers Européens à s’imposer dans l’océan Indien. Après le voyage de Vasco de Gama en 1498, ils établissent des routes maritimes reliant l’Europe à l’Inde et à l’Asie du Sud-Est. Les cartes de cette époque sont encore imprécises, mais elles marquent un tournant : les côtes africaines, indiennes et insulaires commencent à apparaître de manière plus régulière sur les portulans.
C’est durant ce siècle que l’île de La Réunion est repérée par les navigateurs portugais, qui la nomment Santa Apollonia. L’île est alors inhabitée et sert principalement de point de repère et d’escale occasionnelle. Elle apparaît sur certaines cartes, mais souvent mal positionnée, parfois confondue avec l’île Maurice ou Rodrigues, ce qui montre les limites techniques de la cartographie de l’époque.
Au XVIIᵉ siècle, les Hollandais, les Anglais et les Français entrent en concurrence avec les Portugais. Les techniques de cartographie s’améliorent grâce à une meilleure observation astronomique et à l’accumulation des récits de voyage. Les cartes deviennent plus détaillées, notamment pour les côtes et les îles stratégiques.
En 1642, la France prend possession de l’île, qu’elle renomme île Bourbon. À partir de ce moment, la cartographie de La Réunion devient plus précise. Les cartes françaises commencent à représenter les ports, les zones de mouillage et les premiers établissements humains. Toutefois, l’intérieur montagneux reste encore largement inconnu, ce qui se reflète par des zones vides ou symboliques sur les cartes.
Le XVIIIᵉ siècle marque un véritable âge d’or pour la cartographie de l’océan Indien. Les États européens investissent massivement dans les sciences, notamment pour améliorer la navigation. En France, le Dépôt des cartes et plans de la Marine centralise les informations recueillies par les marins. Des cartographes comme Jacques-Nicolas Bellin jouent un rôle majeur.
Les cartes deviennent plus précises, avec des latitudes mieux calculées et des longitudes de plus en plus fiables grâce aux progrès des instruments de mesure. La carte de l’île Bourbon de 1763 illustre bien cette évolution : les côtes sont détaillées, les rivières et le relief sont représentés, et les principaux lieux de peuplement sont clairement identifiés. Une anecdote révélatrice est que malgré cette précision croissante, l’intérieur de l’île reste encore mal connu, car les cirques et montagnes ne seront véritablement explorés qu’à la fin du siècle.
À cette époque, La Réunion joue un rôle clé dans les routes commerciales et militaires françaises. Les cartes servent autant à la navigation qu’à l’organisation de la colonie, notamment pour le développement des plantations.
Au XIXᵉ siècle, la cartographie entre dans une phase plus scientifique. Les relevés topographiques se multiplient, les altitudes sont mesurées avec précision, et les cartes intègrent de plus en plus d’informations géologiques et humaines. À La Réunion, l’exploration de l’intérieur progresse : les cirques de Mafate, Salazie et Cilaos sont cartographiés, et le Piton de la Fournaise devient un objet d’étude scientifique.
L’océan Indien est désormais bien connu et solidement intégré aux réseaux mondiaux. Les cartes ne servent plus seulement à découvrir, mais aussi à administrer, exploiter et contrôler les territoires coloniaux. La Réunion apparaît alors comme un espace totalement maîtrisé du point de vue cartographique, même si les réalités sociales et humaines restent complexes.
Du XVIᵉ au XIXᵉ siècle, la cartographie de l’océan Indien évolue d’une connaissance approximative à une représentation scientifique détaillée. Cette évolution accompagne les grandes découvertes, la colonisation et le développement des échanges mondiaux. L’histoire de La Réunion illustre parfaitement ce processus : d’île inconnue et inhabitée, elle devient un territoire stratégique finement cartographié. Les cartes sont ainsi des sources essentielles pour comprendre non seulement les progrès techniques, mais aussi les enjeux politiques, économiques et culturels de l’époque.
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